IKONI DJABAL, VILLE D'EAU ET VILLE D'ART

 

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LE 31 DECEMBRE AVEC LA VILLE D'ICONI

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Découvrez la ville d'Ikoni comme vous ne l'avez jamais imaginée, avec ses minarets, ses palais royaux, ses lacs, ses plages en corail, ses marchés aux belles poissonnières, à travers ses diverses activités culturelles et artistiques qui font d'elle la ville la plus attractive, enfin, son histoire ancienne et récente, emprunte d'héroïsme et d'humanité.

 

LE COIN DU POETE :

Découvrez ma ville natale, un poème de M. Abderemane Said Bacar.


QU'EST-CE QUE C'EST L'ECOLE CORANIQUE ?

Quelques définitions et quelques témoignages autour de l'école coranique.

1231 L'école coranique, appelée Shihoni, (littéralement l'endroit du livre) est un lieu où l'enfant se rend quand il commence à parler pour apprendre la religion musulmane. C'est donc le 2ème berceau de l'enfant. Il 's'y rend avec un livret d'alphabétisation arabe, le kurwasa. Après l'alphabétisation, il commence la lecture directe du coran. La traduction n'est entreprise que plus tard. C'est grâce au Shihoni que la population comorienne est entièrement musulmane.
Appelée sommairement Shioni, l’école coranique est un espace éducatif dans lequel l’enfant reçoit les premiers préceptes et les principes de base de l’islam.
L'école coranique constitue, jusqu'à l'indépendance, l'élément fondamental, sinon exclusif, du système éducatif comorien. Elle reçoit la quasi-totalité des enfants d'âge scolaire. Elle leur inculque d'abord les rudiments de l'écriture arabe, puis les initie à la lecture du Coran, avant de les familiariser avec la subtilité des dogmes et des rites musulmans. Cette école coranique reste un facteur essentiel de socialisation : elle fournit aux enfants les valeurs et les modèles pour leur intégration dans la vie de la communauté. Une réforme, entreprise en 1978, a tenté d'harmoniser les pratiques et les niveaux, très disparates selon les 600 établissements répartis dans l'archipel. Mais l'archaïsme et les routines de la pédagogie restent bien difficiles à extirper.

Le Mkoufoundi – c'est un «élève-maître », âgé généralement de 12 à 15 ans, il s'occupe des nouveaux venus et prend la relève en l'absence du Foundi . Il lui signale l'indiscipline ou la turbulence de tel ou tel. Les châtiments corporels sont alors administrés par le maître en réprimande.

Témoignages d'un ancien maître coranique:

Il y avait trois niveaux dans l’enseignement dans l’apprentissage de l’école.
L'ÉCOLE coranique est l'équivalant de L'ÉCOLE MATERNELLE à la française. Mais à l'école coranique, l'enseignement était divisé en 3 niveaux:
1) kurwasani: où on apprend à lire et à écrire.
2) Mswahafuni: où il faut apprendre à lire et à réciter (sans comprendre) les 30 djuzo (versets) du saint coran et ensuite, faire le HITIMA MTRUME, une ultime consécration.
3) Le babu ne risala: deux ouvrages initiatiques aux pratiques fondamentales de la religion musulmane, des préceptes et bases de l'islam. Ce niveau avait comme objectif de d'initier aux enfants les préceptes et les principes de base de l'islam...
Cette école était pour beaucoup d'enfants la première structure de socialisation après leur famille.


MÉTHODES PÉDAGOGIQUES
* La méthode qui était utilisée pour apprendre à lire était la méthode syllabique ( lettre, syllabe, mot et phrase).
* Il y avait aussi FREINET avec le système de tutorat ( les élèves de niveau supérieur aidaient ce qui étaient au niveau inférieur). Tous les élèves de différents niveaux se trouvaient dans la même salle.
* Le châtiment corporel
* Parmi les missions de cette institution c'était de former des têtes bien pleines . Le savoir par coeur était prioritaire.
Voilà en bref ma perception sur l'école coranique.

Cet enseignement était gratuit. Toutefois chaque semaine il y avait Le Yahowa ( les garçons accompagnaient l'enseignant pour aller cultiver dans son champ et les filles allaient chercher des fagots pour la femme du Maître).
Avec cette École j'ai acquis les principes de base de la religion musulmane qui est le ciment de notre culture comorienne. Comme beaucoup de comoriens, j'ai appris à écrire en comoriens en utilisant les caractères arabes….

 

 


DOSSIERS  

DEVELOPPEMENT RURAL par Mohamed Abdoulhamid

Géographe de formation, enseignant et ancien proviseur du Lycée Saïd Mohamed Cheick, Mohamed Abdoulhamid, dès sa nomination, a pris conscience des difficultés qu'éprouvait la paysannerie comorienne à amorcer un processus de développement autonome.

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L'arrivée au pouvoir de Mohamed Taki: Mécanisme d'un paradoxe. Par Soulaïmane Soudjay

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La sortie du livre Moroni Blues l'année dernière avait suscité une levée de bouclier et un tract que d'aucuns qualifient de nauséabond dans la Capitale. De telles manifestations vous paraissent-elles surannées ou sont-elles d'une paresse intellectuelle?

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