| Quelques articles |
Géographe de formation, enseignant et ancien proviseur du Lycée Saïd Mohamed Cheick, Mohamed Abdoulhamid, dès sa nomination, a pris conscience des difficultés qu'éprouvait la paysannerie comorienne à amorcer un processus de développement autonome.Lire la suite | Documents officiels à consulter | Son site Web
L'arrivée au pouvoir de Mohamed Taki: Mécanisme d'un paradoxe. Par Soulaïmane Soudjay (Docteur en Sciences Politiques. IEP d'Aix-en-Provence). Lire l'article
Né en 1949 à Moroni, Aboubacar Saïd Salim a fait des études supérieures en France (licence de Lettres modernes). Revenu aux Comores, il est professeur de français dans les collèges et lycées, et a même été récemment Conseiller principal d'Education au GSFA. Lire la suite
SAID Soilihi est linguiste et auteur de l'ouvrage: " Pratique de la conjugaison du comorien " chez les éditions kalamu des îles. Ntsoma signifie « instruction » dans le parler de la Grande Comore. Lire la suite |
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Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
C’est devant une immense foule, estimée à plus de 6000 personnes, que le président de l’Union des Comores, SEM Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, en prêtant serment sur le Coran, a été officiellement investi à la magistrature suprême de son pays, dans l’après-midi du vendredi 26 mai 2006, au palais présidentiel de Beit-Salam.
Invité à prendre place sur le fauteuil présidentiel par le Président de la Cour Constitutionnelle, le nouveau Chef de l’Etat s’est d’abord longuement prosterné en direction de la qibla. Chez ce musulman convaincu, ce geste de piété, qui traduit à la fois l’humilité, la dévotion et la reconnaissance envers Le Créateur, a marqué la cérémonie et donné un éclairage de plus sur la personnalité de l’homme qui allait désormais conduire la destinée du peuple comorien pour les quatre prochaines années.
L’autre singularité marquant de la cérémonie, est certainement la ferveur populaire qui s’est manifesté ce jour-là. En effet, derrière la solennité et le faste officiel et républicain, au-delà du protocole et de la prestigieuse présence de tous les représentants du corps diplomatique et des organismes internationaux accrédités en poste à Moroni, c’est cet enthousiasme qui restera dans les mémoires.
Ces moments d’intenses émotions, n’ont été que la suite logique de l’irrésistible élan populaire, rarement observé aux Comores qui a porté au pouvoir, celui que des milliers de sympathisants ont surnommé le candidat « propre », celui qui a su séduire par une sincérité désarmante et une éloquence inégalée, proposer un programme simple mais ambitieux, terre-à-terre mais digne, pour convaincre l’immense majorité de la population des trois îles de l’Union.
Une élection confortable
Confortablement élu le 14 mai 2006, à plus de 58% des suffrages, dans le cadre de la présidence tournante instaurée par la constitution de l’Union des Comores, du 23 décembre 2001, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi s’est installé tout naturellement dans ses nouveaux habits de Chef de l’Etat et dans ses fonctions de Président de la République sans marquer ni surprise ni vanité.
sanglé dans son éternel et familier costume traditionnel d’ « Ustadh », de Maître et de Prédicateur, la barbe soigneusement taillé, le visage toujours souriant, saluant majestueusement la foule, il savoure en ce jour d’apothéose personnel, des moments rares de communion avec son peuple et exceptionnels pour la République. Mais pour lui, « Il n’y a eu qu’un vainqueur à cette date, c’est l’espoir »
Cet homme qui incarne la droiture et la morale, qui déclare mesurer le poids de ses responsabilités nouvelles et prie pour que les fastes du pouvoir ne le changent pas, a pu, un moment, inquiéter plus d’un à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Ses adversaires politiques ont vainement tenté de lui coller une image négative, celle d’un intégriste religieux. Ils ont voulu exploiter le surnom d’Ayatollah que les comoriens lui connaissent depuis plus de 20 ans, ainsi que son séjour d’étudiant dans le pays des mollahs.
« Si je prônais le chiisme aux Comores, ça se saurait... depuis deux décennies que je tiens des conférences et des causeries aux quatre coins du pays » a-t-il déclaré au cours d’un interview, avant son élection.
Pour ceux qui seraient restés non convaincus, il déclare au cours de son discours d’investiture : « Si être islamiste, c’est se comporter dans le respect des valeurs morales et culturelles de notre pays, alors je suis islamiste ; Si être islamiste, c’est s’engager pour la Justice, alors je suis islamiste ; Si être islamiste, c’est témoigner de sa compassion et de sa solidarité aux plus démunis, alors je suis islamiste. »
A-t-il rêvé, un jour, de devenir ainsi le Chef d’un état, indépendant certes, depuis déjà 30 ans, mais qui s’est surtout distingué et fait connaître par une instabilité chronique et des crises politique et économique cycliques ? S’est-il minutieusement préparé à assumer ses nouvelles responsabilités
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