IKONI DJABAL, VILLE D'EAU ET VILLE D'ART

 

Elbak et Larifou en ballotage pour la 2ème place..
Ngazidja : la tourmente électorale
Les dépêches du jour
Qui sera le prochain président de Ngazidja ?
Abdoulwahab serait-il l'homme providentiel?
Mohamed Bacar déclare la guerre à l'Union
Communiqué de la mission d'observation
Arts plastiques à l'Île Maurice: Napalo y participe
Résultats confirmés par la cour constitutionnelle
LE PARI DE MAÎTRE MZIMBA
Ibrahim Halidi, le traitre de la nation comorienne
Posez vos questions à Zavuka?
Entre consultations et priorités...
Les résultats de Ngazidja par préfecture
Compagnie Bahari

 

 

 


VISITEURS

 

LES COMORES ET SON HISTOIRE

Que sait-on sur l'histoire ancienne des Comores ? On en connaît peu de choses. Si l'écriture semble être apparu vraisemblablement avec la venue des Chiraziens, on imagine cependant que des malayo-polynésiens qui seraient venus s'installer à Sima (Anjouan) vers le Vème siècle, auraient apporté les pirogues à balancier que l'on peut, aujourd'hui encore, observer dans tous les ports de l'archipel.

Le commerce par cabotage était pratiqué le long d'une échelle de ports : Mogadiscio, Lamu, Malindi, Mombasa, Pemba, Zanzibar, Mafia et Kilwa, Et de Kilwa à Madagascar, les navigateurs pouvaient passer probablement par les Comores, une route qui serait connu également par les marins chinois. Des tessons de poterie retrouvés dans la zone valideraient cette hypothèse.

Aussi, la tradition rapporte que les Comoriens seraient islamisés dès la mort du Prophète Muhammad, sous le califat d'Othman. Et l'islam serait introduit dès le IXième siècle, par Mohammed ben Othman, mort et enterré à Ntsaoueni. Restent les vestiges d'une mosquée qu'il aurait fait construire, témoin d'une légende qu'aucune recherche historique n'a toujours pas confirmée.

En 922, la ville de Chiraz est prise par les chiites, un grand nombre d'aristocrates sunnites prennent la fuite avec leur famille, en se dirigeant vers la côte africaine. En 975, un sultanat persan est édifié à Kilwa. Les Comores sont alors une dépendance de Kilwa au même titre que Pate et une partie de Madagascar. Entre le X ème et le XVI ème siècle, il est probable qu'il y eut quelques vagues d'immigration arabe vers les Comores mais elles n'ont pas laissé de traces probantes. Ce sont les Chiraziens qui apportent l'institution du sultanat, elle cohabite dans un premier temps avec l'ancien mode de chefferie.

L'archipel des Comores est connu des Européens dès le XVI ème siècle. Il avait servi de refuge à des pirates qui se transformaient en mercenaires dans les affrontements entre sultanats locaux. Son emplacement permettait aussi aux bateaux empruntant le canal du Mozambique d'y relâcher régulièrement. L'île d'Anjouan était la plus abordable du fait de sa large baie. Ainsi elle bénéficiait de la venue des marchands autant que les autres îles n'en bénéficiaient pas.

A la fin du XVIII ème siècle, des invasions malgaches assorties de pillages, frappent l'ensemble des îles. Les plus exposées, Mayotte et Mohéli y ont presque entièrement succombé. Les sultans lancent alors des appels aux gouvernements coloniaux du Cap, de Bombay, du Mozambique afin qu'ils leur viennent en aide contre les assauts répétés des pillards. C'est là l'origine de l'installation progressive des Européens –notamment Anglais et Français –dans l'archipel.

Ouvrages à consulter pour avoir un historique plus complet :

[Blanchy, 1988] et H. CHAGNOUX, A. HARIBOU, Les Comores , « Que sais-je ? », PUF, Paris 1980

J. MARTIN, Quatre îles entre pirates et planteurs , tome 1. « Razzias malgaches et rivalités internationales (fin XVIII ème –1875) », tome 2 « Genèse et mort du protectorat (1875-1912) », L'Harmattan, Paris, 1983

Proposé par Mlazema

Copyright ©2006 Ikoni Djabal