Des promesses électorales à la réalité du pouvoir : L'illusion du changement.
LE CRC DRESSE UN BILAN SUR UN AN DE LA PRESIDENCE DE SAMBI. IKONIDJABAL.INFO VOUS PRESENTE UN EXTRAIT.
Il a fallu tout simplement un an au Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi pour faire revenir notre pays aux incertitudes, aux doutes et aux peurs de 1997, quand on a fini par croire que l'union des îles était impossible, que l'Etat comorien était une chimère ou tout simplement une vue de l'esprit.
Il lui a fallu un an, pour ancrer le désarroi dans le cœur de chaque comorien, pour discréditer la responsabilité politique, monter les comoriens les uns contre les autres, isoler le pays, apeurer et faire fuir les investisseurs.
Il lui a fallu un an, pour piétiner le partenariat traditionnel de notre pays, pour s'investir dans des liaisons dangereuses avec des idéologies extrémistes, nourries aux sources de la violence, de l'intolérance et de la haine de l'Occident, pour s'allier à des groupes, agissant dans l'opacité et en marge du droit, et à des pays, au banc de la communauté internationale.
Il lui a fallu un an, pour mettre le pays en lambeaux, discréditer les institutions, marginaliser l'Assemblée Nationale, domestiquer la justice, instrumentaliser l'armée, transformer les hôpitaux en mouroir, anémier l'éducation nationale, restreindre les ambitions de la jeune université des Comores, sans nul doute, dans une volonté de l'étouffer.
Il lui a fallu un an, pour piétiner la norme en matière de gestion financière, répandre l'opacité sur les finances publiques, mettre la main sur les sociétés d'Etat et en confier la gestion à des commissions d'amis politiques à la compétence approximative, au mépris de toute légalité.
Pourtant, l'héritage était un véritable socle, un sillon bien creusé et crédible, pour impulser une action constructive pouvant consolider l'unité nationale, rassurer et renforcer le partenariat international, implanter pour bâtir une économie véritable et durable.
Il a fallu un an à ses partisans et proches, pour comprendre qu'ils ont élu un amateur qui n'a pas le profil de l'emploi, qui est tout simplement et malheureusement dangereux pour le pays et son peuple à la tête de l'Etat, parce que versatile et dispersé.
Ce regard sur un an de présidence, n'est pas exhaustif. Il reflète malheureusement une réalité compréhensible, visible, une réalité que chacun observe, reconnaît et prie pour qu'elle change, pour l'intérêt de l'unité nationale, pour la paix, la stabilité, pour l'image internationale du pays, pour le développement socio-économique.
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