Soulaimane Soudjay: L'arrivée au pouvoir de Mohamed Taki: Mécanisme d'un paradoxe. Par Soulaïmane Soudjay (Docteur en Sciences Politiques. IEP d'Aix-en-Provence). Lire l'article
Aboubacar Ben Said Salimné en 1949 à Moroni, il a fait des études supérieures en France (licence de Lettres modernes). Revenu aux Comores, il est professeur de français dans les collèges et lycées, et a même été récemment Conseiller principal d'Education au GSFA. Lire la suite
Salim Hatubouest né le 20 juin 1972 à Hahaya, en Grande-Comore. À dix ans, il s'installe dans les quartiers Nord de Marseille, où il devient rapidement nostalgique de son enfance comorienne, de ses contes et légendes. Adolescent, il écrit des nouvelles et des articles, publiés dans diverses revues ou magazines. Lire la suite
Mohamed Ahmed-Chamanga Linguiste, spécialiste de la langue comorienne.
Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistique sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientale (Inalco). Lire la suite
La littérature comorienne.Dans l'ensemble, la littérature comorienne porte en elle, naturellement et d'emblée, les empreintes de la tradition orale, qu'elle se propose de magnifier en un corps textuel. Les auteurs puisent aussi bien dans les fables, les légendes et autres fantasmagories constitutives de l'imaginaire collectif que dans les techniques d'expression des temps passés. Lire la suite.
Le café littéraire de la lune avec Ismail Ibouroi
19 mai 2010
Colloque : le shikomori, une langue à part entière
Le colloque sur “Plurilinguisme, politique linguistique et éducation“ à Mayotte a débuté lundi matin à Mamudzu en présence du président du conseil général, Ahamed Attoumani Douchina, du vice-recteur, Jean-Claude Cirioni, du Maire de Mamudzu et d’un représentant du préfet de Mayotte. Ce colloque, organisé par l’Université de Rouen et le conseil général de Mayotte avec l’appui financier du vice-rectorat, fait suite à des travaux commencés en 2004 sur le plurilinguisme à Mayotte. Pendant trois jours (du 17 au 19 mai 2010) des chercheurs, venus de France et d’ailleurs, vont livrer leurs réflexions sur le plurilinguisme et la place du shimaore dans l’île comorienne demeurée sous administration française. Certains d’entre eux apporteront des éclairages en évoquant des actions qui ont été menées en Algérie, à Madagascar, Nouvelle-Calédonie, Surinam, Mali, Grande-Bretagne, Tunisie, Ethiopie.
“La langue comorienne : unité et diversité”
Après les interventions des officiels, c’est le linguiste comorien, Mohamed Ahmed-Chamanga qui a eu l’honneur de présenter, dans la salle du cinéma Alpajo, la première communication devant une centaine de personnes, essentiellement des mzungu et quelques cadres maorais. Mohamed Ahmed-Chamanga propose ainsi une lecture du plurilinguisme en rupture avec les discours d’introduction prononcés essentiellement par des acteurs politiques et institutionnels de l’île. Il a défini le shikomori comme la langue parlée dans les quatre îles de l’archipel des Comores. Il a ensuite fait un aperçu historique des langues parlées aux Comores, outre le shikomori : l’arabe, la langue de la religion, le swahili comme langue régionale, le français, langue du pouvoir et de l’administration. Le linguiste comorien a également fait une mise au point sur les erreurs souvent entendues : le shikomori n’est ni une langue arabe, ni un dérivé du swahili, mais une langue sœur ayant pour origine la langue sabaki. Il a affirmé que la langue comorienne réunit toutes les caractéristiques des langues bantu. Pour lui, dans le shikomori on peut distinguer des parlers du groupe occidental (comprenant shingazidja et shimwali) et du groupe oriental (comprenant shindzuwani et shimaore). Dans tous les cas, il a montré que les différences sont surtout des différences de prononciations minimales, comme il en existe dans tous les pays. Ainsi, dans le groupe oriental on dit “ngarionao“ et le groupe oriental ont dit “risiona“. Ces différences sont perceptibles, y compris à l’intérieur de chacune des îles. Il n’y a donc pas de raison de parler de vrai shingazidja, vrai shimaore, etc.
Le shimaore face au français
Après les propos du linguiste, le président du conseil général, Ahamed Attoumani Douchina, qui est de langue maternelle shibushi (malgache), mais qui maîtrise parfaitement le shimaore et le français a exprimé sa satisfaction et a demandé à Ahmed-Chamanga une assistance pour l’élaboration d’une écriture du shimaore. Mais, il a aussi émis des doutes sur l’unicité du shikomori en disant que si les Maorais comprennent facilement le shindzuwani, il existe des gens à Mayotte, notamment dans sa région de Kani-Keli ou d’Acoua, qui ne comprennent pas de prime abord le shingazidja. Deux autres chercheurs des autres îles comoriennes, les docteurs Aboubakari Boina et Saïd Soilihi ont intervenu mardi après-midi, respectivement sur “Instaurer le dialogue par l’éducation et la culture à Mayotte“ et “La langue française dans l’archipel des Comores : statut, usages et pratiques de langue“. Ce colloque international, qui réunit près de soixante dix intervenants, arrive à un moment où l’Education nationale française cherche à évacuer la langue maternelle des enfants maorais des collèges et lycées de l’île, sous prétexte de donner la prééminence au français qui devrait permettre aux élèves de s’ouvrir au monde et de trouver plus facilement du travail. L’idée a d’ailleurs été reprise par le vice-recteur et le représentant de la préfecture de Mayotte dans son intervention qui a parlé du français comme une langue seconde “pour le moment“. L’ampleur du colloque devrait permettre, si les relais d’opinion dans l’île jouent leur rôle, de redonner un peu plus d’importance au shimaore.
Mahmoud Ibrahime
Comores/ Littérature : une pièce théâtrale
de Cent- Blagues bientôt en librairie
L’artiste comédien Riahui Dine Idrisse, connu sous le surnom de Cent-Blagues, sortira, le 20 décembre aux éditions Kalamu des îles, son premier livre intitulé «L’inconscience d’un peuple». Il s’agit précisément d’une pièce de théâtre de 120 pages. Les dialogues s’inspirent de la vie quotidienne et reviennent sur des thèmes chers à l’artiste. Lire la suite
Comores/ La compagnie “O Mcezo” de Soeuf Elbadawi a son centre culturel à Moroni
La compagnie théâtral “O Mcezo” a procédé à l’ouverture d’un centre culturel indépendant, le 23 avril dernier à Moroni Sanfil. Il s’agit “d’un laboratoire d’échange d’expérimentation” d’une capacité d’accueil de quarante personnes. “Muzdalifa House”, c’est son nom, projette dans sa programmation des expositions, des projections cinéma, des représentations théâtrales, de la musique et des rencontres débats.Lire la suite
Comores/ Clôture de l’atelier de formation sur les techniques d’élaboration des programmes d’alphabétisation
Selon le directeur de cabinet du ministre de l’Education, si l’alphabétisation a pris une place importante dans le plan directeur c’est parce que “nous savons l’impact que cela pourrait avoir sur le développement socio-économique dupays”. Faissoil Ben Halidi, a insisté sur le fait que son ministère comptait sur les participants pour promouvoir et innover l’apprentissage de l’alphabétisation dans le pays”. Lire la suite
NOS ENTRETIENS
En partenariat avec LirExpress, décrouvrez nos entretiens avec des écrivains, des juristes, politiques et des technocrates comoriens.
Chaque jour nous vous proposerons une citation, tirée de l'actualité politique, littéraire du pays ou des divers forums de discussion...Et chacun peut y contribuer, en nous envoyant un extrait ou une citation tirée d'une oeuvre comorienne.
ALI AMIR Ahmed ,
Journaliste comorien...
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Quand le débat séparatiste fait son entrée dans les rangs, quand les stigmatisations des origines insulaires redeviennent la référence dans les conflits de note armée, notre devoir de journalistes est, en l’occurrence, de rappeler et d’attirer l’attention aussi bien sur les dérapages verbaux que sur les conséquences de l’inertie.
Géographe de formation, enseignant et ancien proviseur du Lycée Saïd Mohamed Cheick, Mohamed Abdoulhamid, dès sa nomination, a pris conscience des difficultés qu'éprouvait la paysannerie comorienne à amorcer un processus de développement autonome.
Né en 1949 à Moroni, Aboubacar Saïd Salim a fait des études supérieures en France (licence de Lettres modernes). Revenu aux Comores, il est professeur de français dans les collèges et lycées, et a même été récemment Conseiller principal d'Education au GSFA. Lire la suite