| Visite du président Sambi des Comores à Anjouan, en héros | |
APA-Moroni(Comores) Pour sa première visite à Anjouan après la libération de l’île par l’armée comorienne et les forces de l’Union Africaine, le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, a eu droit à tous les honneurs. Le petit aéroport de Ouani, à seulement cinq kilomètres de Mutsamudu, la capitale de l’île, a été pris d’assaut, dès le lever du jour, par une foule très nombreuse. La dernière visite de Sambi sur l’île remonte au mois de mai 2007. Lorsque le 5 juin de la même, il a voulu se rendre dans son Anjouan natale pour rendre visite à sa famille, l’appareil à bord duquel il avait pris place a été empêché d’atterrir et avait même essuyé des tirs des rebelles de Mohamed Bacar. C’est dans un stade Missiri plein comme un œuf que la population s’est donné rendez-vous pour accueillir, avec un faste peu habituel, le président de l’Union des Comores, accompagné de son gouvernement au grand complet et des autorités de Ngazidja et de Mohéli, les deux autres îles de l’archipel. Dans son discours à cette occasion, le président Sambi a dit espérer que la fin du régime Bacar signera l’acte de décès du séparatisme à Anjouan. Il a appelé les Anjouanais à se pardonner et à ouvrir une nouvelle page politique. « Je sais combien vous avez souffert ; vous avez été torturés. Je vous appelle à faire confiance en la justice. Nul n’a le droit de se faire justice. Gardez-vous des règlements de comptes ! », a lancé le chef de l’Etat comorien dans un élan lyrique dont il a seul le secret. Il a rendu un vibrant hommage aux présidents tanzanien, soudanais, libyen et sénégalais, mais aussi à la France pour leur appui tant humain que logistique dans l’opération de rétablissement de l’ordre à Anjouan. Au cours de son discours, le président Sambi a également daclaré que la France est «seulement une amie, non une soeur» faisant ainsi plus ou moins clairement allusion aux mauvaises relations actuelles entre la France et les Comores. Ceci d’autant qu’après la fuite ou l’exfiltration de Bacar, les autorités de Moroni auraient découvert dans une cave de son domicile privé plusieurs cartons de munitions estampillés "Ambassade de France". A cela s’ajoute le crash d’un hélicoptère la veille du débarquement du 25 mars, que l’on soupconne d’avoir voulu exfiltrer Bacar. Dans les principales artères de Moroni et de Mutsamudu, des posters géants du président Sambi sont accrochés aux mûrs, mais aussi des photos de Mouammar Kaddafi, de Abdoulaye Wade, d’Omar El-Bachir ou encore de Jakaya Kikwete. Le 25 mars dernier, des troupes régulières comoriennes appuyées par des soldats de l’Union Africaine ont chassé du pouvoir le président autoproclamé de l’île d’Anjouan, Mohamed Bacar. |
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DEVELOPPEMENT RURAL par Mohamed Abdoulhamid
Géographe de formation, enseignant et ancien proviseur du Lycée Saïd Mohamed Cheick, Mohamed Abdoulhamid, dès sa nomination, a pris conscience des difficultés qu'éprouvait la paysannerie comorienne à amorcer un processus de développement autonome.
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Sakina M’Sa FRANCE - par JEAN-MICHEL DJIAN
Longtemps, elle a exprimé sa révolte à travers les vêtements. À 35 ans, la styliste comorienne a fini par se tailler une place dans la haute couture parisienne.
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