CULTURE ET DEVELOPPEMENT .
L'art de la guerre n'est pas, certes comme le dit le proverbe mandarin, de se battre mais de gagner. J'ajouterais : tenter soit-il de ne point tomber dans ce que se moquait le camarade MARX quand il écrivait « vouloir ce que DIEU veut est la seule science qui nous met au repos ». Non je n'étale rien que le lien qui existe entre la culture d'un peuple et sa potentialité de création des biens être pour lui-même. Car un peuple a ce dont il se bat pour.
Que nous battons POUR ? Avant tout qui est ce NOUS ? ce nous je serais tenté de dire le peuple Comorien. Mais non. Ce nous est le peuple Ngazidjanien. Au niveau de mon positionnement actuel c'est avant tout au peuple Ngazidjanien que je parle et que je veux parler. A tous ceux qui veulent en savoir ce que je pense du devenir commun du peuple Comorien ils sauront me contacter. Le peuple Ngazidjanien se bat pour l'honneur.
L'honneur de la grandeur avec l'union des Comores. Cette noble cause ne doit pas obstruer l'horizon de l'épanouissement du génie du peuple Ngazidjanien. De cette quête de l'honneur ce peuple paie le prix. Il s'exile à la recherche de la commercialisation de sa richesse. Sa richesse physique pour les professionnels manuels, sa richesse créatrice pour les arts multiples, sa richesse mentale pour les autres. Le « je reste » entreprend ou tente de se tenir débout. De cette quête de l'honneur ce peuple bâtisse. Dans chaque bled depuis les temps obscurs il s'organise en société civile structurée pour construire écoles, mosquées, dispensaires et divers lieux publiques. Cet aménagement communal est clairement visible. Nous en sommes tous acteurs d'où nous y sommes.
Nous sommes parfaitement intégrés dans la grande chaîne de solidarité publique qui est au cœur de ce que je proposerai de promouvoir sous l'appellation « Développement Communauté Intégré ». Le tableau serait idyllique si on omettait de constater les réalités que subisse ce peuple. Par amour de la grandeur, le peuple Ngazidjanien couche trop sous l'autel de la volonté farouche d'unité du grand peuple Comorien. Conséquence, une infanterie des concepts, d'adhésions et des soumissions mentales à une culture funeste.
Nous ne devons pas avoir honte de vouloir notre bien-être. Dans ce sens je dis publiquement à son excellence le président de l'île autonome de Ngazidja de s'occuper prioritairement de ses électeurs. La question Nationale n'est pas de sa mission. Sa mission est de promouvoir l'esprit de grandeur de l'honneur ; d'accompagner les initiatives créatrices de valeur ajouté et de veiller au bonheur des Ngazidjaniennes et Ngazidjaniens. BASTA !!! Quand le président Giscard affirmait que le peuple français n'a pas de pétrole mais il a des idées. Il avait pour une fois vu juste. La richesse de la France demeure dans sa capacité de création de valeurs ajoutées.
Le temps est donc venu d'arrêter la cour à l'union. Il est donc temps d'exploiter nos potentialités dans le but de créer de la valeur ajouté source du bien-être. Il est temps d'intégrer nos réalités dans l'organisation de la chose publique comme le surnommait le général DE GAULLE. Nos réalités sont une société civile structurée, une volonté de développement communautaire très puissante, un objectif d'une vie de famille agréable et enfin un sens inné d'une solidarité de cœur.
Un de vecteur pour y parvenir à ce noble but commun est le concept suivant : En conjuguant le développement de la participation citoyenne des forces vives tant d'intérieur (je reste) que de l'extérieur (je viens de) avec la coopération décentralisée pour un but précis qu'est la mise en œuvre du développement communautaire intégré.
Par cette proche publique d'une politique dynamique et volontariste on arriverait à initier un nouvel élan au peuple Ngazidjanien. Nous devons arrêter, je le répète, de singer l'union et de la faire la course derrière. Nous devons savoir cibler nos prioritaires du moment sans faire le deuil d'un objectif stratégique d'un devenir commun meilleur. Il est donc suicidaire de se voiler la face et de ne point vouloir admettre certaines réalités.
Paul-Charles DELAPEYRE Notable Marseillais.
| OPINIONS |
ENVIRONNEMENT
Le problème des ordures ménagères dans la capitale préoccupe tout le pays. Par Ali Oussouf Chioni
| DOSSIERS |
L'arrivée au pouvoir de Mohamed Taki: Mécanisme d'un paradoxe. Par Soulaïmane Soudjay
SANTÉ
Epidémie de choléra aux Comores: dynamique de la transmission, mise en place d'une stratégie de lutte communautaire, par Renaud Piarroux* et Alain Brunet**
*Responsable de Mission de Médecins du Monde aux Comores.
**Coordinateur de la Mission Choléra aux Comores, Médecins du Monde.
| TRIBUNE LIBRE |
DÉBAT
La sortie du livre Moroni Blues l'année dernière avait suscité une levée de bouclier et un tract que d'aucuns qualifient de nauséabond dans la Capitale. De telles manifestations vous paraissent-elles surannées ou sont-elles d'une paresse intellectuelle?
ENTRETIEN AVEC OUSSOUF ALI DJAE, Premier substitut du Procureur : " Dans l'immédiat le code pénal comorien doit absolument faire l'objet d'une reforme en profondeur et créer dans les meilleurs délais un code de procédure pénale. "
| LITTERATURE |
EXTRAITS AUDIO
Patrice Ahmed Abdallah
Théâtre,
154 pages,
ISBN : 2916735011
Date de sorti le 15 septembre 2006
PERSONALITES |
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Texte intégral de la convention|Tout sur l'enfance|Les associations |
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