BIENVENUE A IKONI DJABAL
Découvrez la ville d'Ikoni comme vous ne l'avez jamais imaginée, avec ses minarets, ses palais royaux, ses lacs, ses plages en corail, ses marchés aux belles poissonnières, à travers ses diverses activités culturelles et artistiques qui font d'elle la ville la plus attractive, enfin, son histoire ancienne et récente, emprunte d'héroïsme et d'humanité.
L'ARRIVEE AU POUVOIR DE MOHAMED TAKI :
Mecanisme d'un paradoxe
Par Soulaïmane Soudjay, politologue et juriste
Deuxième partie
Le 28 Septembre, les Comores sont brusquement réveillées par un homme surgi d'un passé qu'elles auraient préféré oublié. Cet homme, c'est Bob Denard. Plus d'un an s'est écoulé depuis ce rocambolesque épisode. Entre-temps, l'archipel a choisi, ô ironie de l'Histoire, de porter en mars 1996 le plus démocratiquement et le plus librement à la présidence de le République l'un des deux co-présidents éphémères à qui le soldat de fortune avait remis le pouvoir.
L'objet de cet article est donc de démontrer comment un coup de force a ébranlé une démocratie balbutiante et passablement affairiste au point que les Comores ont préféré élire le principal bénéficiaire de la tentative de coup d'état.
Tout avait pourtant si bien commencé entre le président Djohar et le peuple comorien.
Alors qu'ils venaient de lui remettre le pouvoir ensanglanté par l'assassinat du président Abdallah, Saïd Mohamed Djohar, anciennement président de la cour suprême déclarait aux médias internationaux qu'il était l'otage de fait des mercenaires, dénonçant ainsi ses hôtes encombrants. Après le départ de ces derniers, grâce déjà à une première intervention de l'armée française, furent organisées des élections présidentielles qui virent la victoire de S.M. Djohar.
Celui-ci s'attacha à instaurer la démocratie dans un pays qui en une quinzaine d'années d'indépendance ne l'avait quasiment jamais connue. Elu sous la bannière de l'ancien parti, il s'ouvrit progressivement aux autres partis qui jusqu'à son avènement n'avaient pas d'existence légale. Les partis politiques ont donc proliféré jusqu'à stabiliser autour du nombre de vingt-quatre pour un petit archipel d'à peine 500 000 habitants. D'ailleurs, par un de ces paradoxes dont l'histoire a le secret, la multiplication de ces partis lui sera finalement reprochée par l'opposition.
Un président amateur
Alors d'où venait ce sentiment de désaffection, voire d'impopularité qui caractérisait la fin du mandat du président Djohar ?
En fait malgré une carrière politique plutôt bien remplie (plusieurs fois ministre sous le régime d'autonomie interne avant l'indépendance des Comores), M. Djohar n'avait jamais sérieusement pensé se trouver un jour à la tête de l'Etat et s'y maintenir tant bien que mal pendant plus de cinq ans. Ce manque de préparation, d'ambition présidentielle, est une des principales raisons des difficultés de tout ordre qu'a connu le régime Djohar. Au bout du compte, en un peu plus de cinq ans de pouvoir, il n'a pas su dépasser le stade de président amateur. Cela se traduit par :
Une instabilité gouvernementale.
Une absence de perspectives d'un véritable développement
Une incapacité à mettre en place les principales institutions
Une gabegie des finances publiques
Un aventurisme diplomatique en direction notamment de la Lybie et de l'Iran
Toutes ces contradictions, ces volte-face ont alerté le principal partenaire des Comores : la France qui au fil des ans s'est vu confirmer le caractère imprévisible du président Djohar. Imprévisibilité qui pouvait un jour lui jouer un mauvais tour. Il fallait donc l'écarter de la scène politique et ne pas prendre le risque d'assister à sa réélection probable, du moins ne pas décourager ceux qui voulaient œuvrer en ce sens.
Revoilà l'affreux
Bob Denard, l'Homme des sales besognes, de tous les coups « foireux » jalonnant l'Afrique post-indépendante fut donc choisi pour exécuter cette tâche. Pour ce faire, il a au moins reçu le feu orange de la part des réseaux gravitant autour des relations franco-africaines. Car comment expliquer autrement qu'un homme sous contrôle judiciaire avec une interdiction de quitter le territoire ait pu très tranquillement passer à la douane une quantité impressionnante d'armes à feu et des moyens de communication sophistiqués le jour même de l'attentat dans la station de métro Saint-Michel alors que les forces de l'ordre étaient en alerte ? Toujours est-il que le coup de force a lieu à Moroni le 28 septembre 1995 aux Comores. Grâce au noyautage de l'armée comorienne par ses anciens sbires et l'entremise des militaires français censés protéger le président Djohar, les mercenaires prennent très vite le contrôle des principales artères du Pouvoir local. Seule résista héroïquement une section de soldats comoriens emmenée par la capitaine Soilihi dit Campagnard. Mais leur capitaine blessé, sans soutien, la section, dût se rendre¹. Dans une certaine improvisation, surprenante à ce stade des opérations, Bob Denard remit le pouvoir à Mohamed Taki, ancien candidat malheureux face à S.M.Djohar lors des élections présidentielles de 1990 et à Saïd Ali Kémal qui, lui, est arrivé troisième lors de ces mêmes élections présidentielles.
La France intervient
Sous la pression de la communauté internationale, la France a donné l'impression de se résoudre² à intervenir militairement par le truchement des accords de défense de 1978 liant la France et les Comores en cas d'agression extérieure. De toute façon l'ancienne puissance coloniale restait la maîtresse du jeu : son intervention ne dérangeait pas ses plans : S.M. Djohar sera tout de même évincé et elle rassura à bon compte ses partenaires africains. Pures spéculations (!) a-t-on dit dans les milieux où se traitent la politique africaine de la France. Pour faire plier, nul besoin de toute cette mise en scène, il aurait suffi de couper l'aide budgétaire accordée à ce pays. C'est justement ce qui fut fait sans pour autant donner des résultats rapides et probants. Au contraire, le président Djohar faisant contre mauvaise fortune bon cœur prit contact avec d'autres puissances, ce qui n'était franchement pas le but de la manœuvre.
| OPINIONS |
ENTRETIEN AVEC LE LINGUISTE SAID SOILIHI
Le comorien peut être un moyen pour rehausser le niveau bas en français aux Comores. Un enfant francophone ne maîtrisant pas le fonctionnement de la phrase de sa langue maternelle a des difficultés de comprendre la structure de la phrase française.
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par SAID Ahmed Said Yassine, Ecrivain.
Ton père sera à mon coté ? La cour inconstitutionnelle va me valider ? Ou nous ferons comme l'homme fort de la terre de djumbe fatima ? Oui on fera pareil. On dira aux autres insulaires que non. « On ne veut pas de vous ».
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LES ETUDIANTS COMORIENS DE FRANCE ET LEURS PARENTS
Un extrait vidéo d'un entretien avec Djamal MSA-ALI
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Le Bangwe est une aire polyvalente qui revêt un triple usages : social, culturel et politique.
Au mois de février 1990 naît la Fédération comorienne de Marseille (FECOM).
| TRIBUNE LIBRE |
Des hommes politiques de renommée nationale, ont rejoint Mohamed Bacar, un séparatiste dur. Comment expliquer ce revirement ? Djamal Msa Ali, Sociologue
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