IKONI DJABAL, VILLE D'EAU ET VILLE D'ART

 

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LE 31 DECEMBRE AVEC LA VILLE D'ICONI

L'oeil du Djabal avec Patrice Rajab

 

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BIENVENUE A IKONI DJABAL

Découvrez la ville d'Ikoni comme vous ne l'avez jamais imaginée, avec ses minarets, ses palais royaux, ses lacs, ses plages en corail, ses marchés aux belles poissonnières, à travers ses diverses activités culturelles et artistiques qui font d'elle la ville la plus attractive, enfin, son histoire ancienne et récente, emprunte d'héroïsme et d'humanité.

 

LE COIN DU POETE :

Découvrez, Ma ville natale, un poème de M. Abderemane Said Bacar.

REQUIEM POUR LE CADAVRE D'UN CHIEN


Ismail Aboubacar, sociologue.

Éduquer aujourd’hui aux Comores ?
Modèle, pratiques et enjeux

Éducation : questions et interpellations

Parler d’éducation aujourd’hui dans notre pays, est probablement la chose la plus banale et la mieux partagée ; éduquer, l’entreprise la plus risquée et la plus contestée. Aux esquisses et essais proposés par chacune des équipes se succédant aux directions de l’Enseignement et aux mandats ministériels, viennent s’ajouter de multiples versions d’acteurs et de témoins, de doctorants ou d’essayistes, qui alimentent ou empoisonnent les débats et les interventions.
On assiste ainsi depuis quelques années à la récurrence de différents appels à la pensée et à l’action, qui sont sollicitées et interrogées à la fois par les gestionnaires de l’éducation nationale et de la vie publique en général. Or ces appels, et les réflexions qu’ils produisent en retour, ont les mêmes intentions et les mêmes objets : actualiser les principes et les modes éducatifs pour les rendre plus adaptés, c’est-à-dire plus consensuels et plus pertinents.
Se charger d’éducation, en faire, suppose en effet aujourd’hui que l’on inscrive, dans les projets et les dispositions prises, l’ensemble d’une catégorie d’âge devant faire face à la double exigence de la qualification sociale et de l’intégration à l’économie. Or l’école n’est plus le seul lieu de la transmission des connaissances et des savoirs. Elle est pourtant interpellée sur sa capacité à s’affirmer comme Le temps et L’espace de la socialisation. Enseigner devient donc également réguler et adapter les potentiels individuels et les stratégies familiales aux exigences des lieux d’intégration occupés par les professions et les industries.
Dans le même temps, un constat général, repris sous différentes formes par l’ensemble des discours spécialisés ou s’y essayant, dénonce soit une impossibilité maladive de l’école à satisfaire les demandes en question, soit une irresponsabilité flagrante des partenaires sociaux, à commencer par la famille, à soutenir l’acte éducatif dans son entreprise. L’histoire de l’école et les histoires scolaires sont ainsi réinterprétées au profit d’un modèle économique qui oblige à un effort collectif pour se défaire de visées déclarées passéistes ou obsolètes, et se convaincre de la pertinence d’un parti pris où le pragmatisme et l’élitisme font un heureux ménage.
L’éducation subit donc une double contrainte et peine à ne pas s’enfermer dans une double contradiction. Il s’agit d’une part d’instruire pendant de longues et qualifiantes années le plus grand nombre d’enfants – qui le restent aussi longtemps que dure leur scolarité –, tout en exigeant d’eux qu’ils mesurent le plus vite possible leur capacité à exciper des dispositions attendues par l’indispensable projection « professionnelle ». L’école protectrice et refuge d’antan se réapproprie curieusement son histoire, et soustrait, « maternelle », des élèves-enfants à l’appétit ogresque du Travail pour mieux les lui rendre, toujours « infantes », mais mieux préparés, après sélection des plus robustes puis des mieux adaptés.
Tout se passe d’autre part comme si « l’entreprise éducative » était amenée à s’inscrire davantage dans la redistribution égalitaire des savoirs, des connaissances et des progrès, et dans le même temps, se devait d’accomplir une mission contraire, celle d’aligner par étages successifs une population prête à se glisser dans les arcanes de l’emploi ou sous les fourches impérieuses de l’assujettissement et de la « qualification ». Les équipes pédagogiques sont ainsi attendues et jugées sur leur résultat et leur conformisme, et les finalités éducatives se définissent désormais en terme d’accès à un métier en accord presque parfait avec le modèle de la reproduction sociale.

 


DOSSIERS  

DEVELOPPEMENT RURAL par Mohamed Abdoulhamid

Géographe de formation, enseignant et ancien proviseur du Lycée Saïd Mohamed Cheick, Mohamed Abdoulhamid, dès sa nomination, a pris conscience des difficultés qu'éprouvait la paysannerie comorienne à amorcer un processus de développement autonome.

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THEMATIQUES  

POLITIQUE

L'arrivée au pouvoir de Mohamed Taki: Mécanisme d'un paradoxe. Par Soulaïmane Soudjay

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TRIBUNE LIBRE  

DÉBAT

La sortie du livre Moroni Blues l'année dernière avait suscité une levée de bouclier et un tract que d'aucuns qualifient de nauséabond dans la Capitale. De telles manifestations vous paraissent-elles surannées ou sont-elles d'une paresse intellectuelle?

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