Les présidentielles des îles : un temps pour la politique
Par décret, le présidentiel SAMBI a convoqué le collège électoral pour les élections des présidents des îles autonomes prévues en juin prochain. Le vendredi, 23 mars 2007 à minuit c'était la date butoir pour le dépôt des candidatures. Sur la liste provisoire, diffusée à la radio nationale, 20 dossiers de demandes de candidature pour seulement l'île autonome de Ngazidja, sont soumis à l'attention de la cour constitutionnelle; 10 pour l'île d'Anjouan et 5 pour l'île de Moheli. En clair, les dés sont lancés ; et dans les places publiques et même dans les lieux saints en ce mois sacré de Maoulid la politique domine les discussions et corrompt les discours religieux. Chacun essaie tant bien que mal de faire valoir les idées de son candidat préféré. Mais des gros calibres, habitués à cette course d'endurance sont en lisse, notamment, Said Ali KEMAL, Mtara Maécha, Mohamed Mchangama, Kamar Ezamane et Houmedi Msaidié. Notons en passant que Abdou Soulé Elbak, Mohamed Bacar et Mohamed Fazul sont candidats à leur propre succession, chacun, dans son île respective.
Sur la liste des candidatures, on retient celle, non moindre, de Monsieur Abdoulwahab, ex-directeur de cabinet du Président SAMBI. Il serait choisi au sein de la mouvance présidentielle de l'Union aux yeux et aux barbes de Mtara Maecha, Mahamoud Soidik et Kamar Ezamane. Chacun de ces trois personnalités aurait souhaité et réclamé en coulisse le soutien et la bénédiction du Président SAMBI.
Par ailleurs, le président SAMBI procéda sans tarder à la nomination de Monsieur DOSSAR au poste de directeur de cabinet en remplacement de M.Abdoulwahab. Peut-être, une manière pour SAMBI de donner à Abdoulwahab le temps de s'investir pleinement dans la campagne présidentielle. Dossar, pour rappel, est originaire d'Anjouan et occupait précédemment le poste de Secrétaire Général à la présidence de l'Union.
Enfin, sur la même ligne de départ, on aperçoit des novices à des genres de courses de fond comme, entre autres, Me Mzimba et Me Fahami ... On s'attend à une vraie bataille larvée entre l'expérience des dinosaures, les acquis du pouvoir de la mouvance et les atouts de la magie de la plaidoirie des jeunes avocats.
En tout cas, la scène promet un jeu de lumières spectaculaire devant une population de spectateurs lasse, affamée et désespérée dans le noir des trous.
Nous aurons peut être un temps pour la politique et un temps pour la justice…






