BIENVENUE A IKONI DJABAL
Découvrez la ville d'Ikoni comme vous ne l'avez jamais imaginée, avec ses minarets, ses palais royaux, ses lacs, ses plages en corail, ses marchés aux belles poissonnières, à travers ses diverses activités culturelles et artistiques qui font d'elle la ville la plus attractive, enfin, son histoire ancienne et récente, emprunte d'héroïsme et d'humanité.
Découvrez, Ma ville natale, un poème de M. Abderemane Said Bacar.
REQUIEM POUR LE CADAVRE D'UN CHIEN
LES COMORIENS DE LYON ENTRE TORT ET RAISON
De partout où elle se trouve, la communauté comorienne est toujours indivisible et active. Commençant depuis Tanzanie et Kenya, passant par Madagascar et l’île de la Réunion, ils sont toujours solidaires. Comme plusieurs peuplements, cette communauté est aujourd’hui parmi celles qui peuplent la France depuis plus de trente ans. Le lien socioculturel qui unit les Comores et son ancien colonisateur est indéniable. Ce peuple qu’on aime appeler « immigrés comoriens en France » reste l’un des grands éléments pour le développement de l’archipel des Comores. Surnommé à présent, les « je viens » leur tâche au pays d’origine n’est pas moindre.
Alors après avoir habité les villes côtières de la France, dont Dunkerque, Le havre et Marseille pour cause de la navigation, Paris commençait à accueillir une bonne quantité des Comoriens. Ces derniers temps, la ville de Lyon participe au concours et arrive en troisième position. Lyon reste la troisième ville de France la plus habitée par la communauté comorienne. Les catégories sont diverses. Travailleurs, étudiants, stagiaires… composées en deux générations. Ces dernières se rassemblent, donc au centre de plusieurs activités différentes. Deux associations des Comoriens en Rhône Alpes sont au recourt de cette communauté dont ACL et CERCL. L’équipe de foot-bal ayant l’appellation de FCCL, celle-ci rassemble les enfants comoriens de Lyon de différents coins. L’orchestre musical GOMBESSA de Comores, l’association des étudiants et élèves comoriens en Rhône-Alpes, ACERA. Cette communauté est au courant de ceux qui se passent aux Comores tous les Samedis avec la radio « la voix des iles Comores » rattachée à la radio canut.
Ce pendant, il y a à peine cinq ans, cette communauté commence à marquer une différence de vie par rapport à celle d’auparavant. Des madjliss s’organisent pour appuyer le développement communautaire des villages comoriens. Il est clair que plusieurs localités ont connu quelques investissements en provenance de ces madjliss, regroupant toute la communauté, à chaque Dimanche du mois. Comme la ville d’Ikoni, Foumbouni, Mbachilé, Ntsoudjini, Mnoungou, Chezani, Ankibani-Anjouan et autres… Cette activité, c’est-à-dire le Madjliss, occupe grand terrain et fait reculer peu à peu celle de bal du soir car toutes les classes se sentent concernées et impliquées. Hommes, femmes, jeunes, moins jeunes et enfants tous habillés en tenue traditionnelle pour honorer cette cérémonie.
Certes, le système des hinya restait l’élément moteur de cette structure, c’est-à-dire le Madjliss. Hinya fwambaya, hinya mtswa-pirusa et hinya mdombozi. Avec une grande solidarité et une fraternité, les coûts pour les préparatifs de la cérémonie sont allégés. Outre, cette structure permettait de résoudre quelques litiges fraternels se voyant dessiner entre quelques individus. Alors sachant qu’on est loin du pays d’origine, le système de hinya ne s’applique pas avec sa rigueur, mais uniquement avec souplesse et quelques formalités. Néanmoins, pas plus tard que deux ans, deux factions voient le jour entre la communauté comorienne. Les partisans de ce système coutumier et ceux qui militent pour son abolition. Et chaque catégorie s’attribue la raison. Des guerres de salives sans incidence ni hostilité, se déroulent à chaque lever du soleil, mais toujours la fraternité passe en premier. A qui le tort et à qui la raison ? Jusqu’à maintenant cette question reste sans réponse.
Said Ahmed SAID YASSINE
(Yassine) Depuis Lyon
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La sortie du livre Moroni Blues l'année dernière avait suscité une levée de bouclier et un tract que d'aucuns qualifient de nauséabond dans la Capitale. De telles manifestations vous paraissent-elles surannées ou sont-elles d'une paresse intellectuelle?
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