Soulaimane Soudjay: L'arrivée au pouvoir de Mohamed Taki: Mécanisme d'un paradoxe. Par Soulaïmane Soudjay (Docteur en Sciences Politiques. IEP d'Aix-en-Provence). Lire l'article
Aboubacar Ben Said Salimné en 1949 à Moroni, il a fait des études supérieures en France (licence de Lettres modernes). Revenu aux Comores, il est professeur de français dans les collèges et lycées, et a même été récemment Conseiller principal d'Education au GSFA. Lire la suite
Salim Hatubouest né le 20 juin 1972 à Hahaya, en Grande-Comore. À dix ans, il s'installe dans les quartiers Nord de Marseille, où il devient rapidement nostalgique de son enfance comorienne, de ses contes et légendes. Adolescent, il écrit des nouvelles et des articles, publiés dans diverses revues ou magazines. Lire la suite
Mohamed Ahmed-Chamanga Linguiste, spécialiste de la langue comorienne.
Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistique sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientale (Inalco). Lire la suite
La littérature comorienne.Dans l'ensemble, la littérature comorienne porte en elle, naturellement et d'emblée, les empreintes de la tradition orale, qu'elle se propose de magnifier en un corps textuel. Les auteurs puisent aussi bien dans les fables, les légendes et autres fantasmagories constitutives de l'imaginaire collectif que dans les techniques d'expression des temps passés. Lire la suite.
Le café littéraire de la lune avec Ismail Ibouroi
ENTRETIEN
Patrice Ahmed ABDALLAH
Patrice Ahmed Abdallah , est auteur dramatique, et a déjà publié trois pièces de théâtre : Le notable répudié chez Komédit en 2002, Les frasques d'un notableaux éditions de la Lune et Au pays des palabres chez Les Belles Pages, en 2006.
Ikonidjabal.info : Patrice Ahmed Abdallah, préférez-vous que l'on vous définisse: dramaturge?
Patrice Ahmed Abdallah: Pour avoir, certes, écrit des pièces de théâtre. Mais j'aurai voulu être poète. C'était mon rêve. D'ailleurs dans mon théâtre, il y a toujours une certaine "charge" de poésie.. car la poésie est une création plus pure dans la mesure où elle est ce qui nous permet de nous rapprocher le plus de l'indicible, même si elle reste une approximation...
Vous soumettez-vous à une ou à des disciplines d'écriture selon les genres?
Patrice Ahmed Abdallah: Oui: l'écriture (le style, le rhytme) n'est pas la même lorsqu'il s'agit d'écrire un roman ou une pièce de théâtre. La différence est encore plus marquée pour la poésie. Max Jacob disait qu'entre un romancier et un poète, la différence est que "le romancier travaille, tandis que le poète souffre". Je crois qu'il ne faut pas faire de littérature dans le théâtre.
Ainsi, je me laisse guider par le sens du dialogue, qui me préserve de glisser vers le romanesque. Pour ce qui est des dialogues, je les travaille énormément, mais je les reprends et les retravaille beaucoup.
Quel regard peut-on porter sur l'ensemble de votre oeuvre?
Patrice Ahmed Abdallah: Je suis à mon quatrième pièce de théâtre, mon oeuvre, donc, n'est pas encore variée.
Comment êtes-vous venu à l'écriture? Avez-vous connu d'autres tentations artistiques?
Patrice Ahmed Abdallah: La musique, surtout la peinture étaient pour moi très tentantes. Mais avec un papier et un crayon, c'était plus simple de faire naître quelque chose, des dialogues par exemple...
Comment voyez-vous votre oeuvre, dans les années à venir?
Patrice Ahmed Abdallah: Que mes oeuvres soient étudiées...Qu'on en fait des maîtrises et des thèses, qu'on me cite et on me commente. J'espère qu'on me reconnaîtra une certaine liberté de ton, une originalité de l'écriture. Voyez-vous, on écrit mais on garde l'impression qu'on n'a rien dit du tout.
Quel regard portez-vous sur la création comorienne, et plus précisément sur le théâtre?
Patrice Ahmed Abdallah: La littérature comorienne, dans son ensemble, est porteuse d'espoir, riche et prometteuse.
C'est une pièce de théâtre qui retrace, en neuf tableaux, la vie sociale d'un village côtier (Kodoni en Grande Comore ), jalonnée de scènes de ménage, de disputes collectives et d'obscurs commerces illicites.
Par cette pièce de théâtre, l'auteur tente d'apporter un témoignage aux drames de la vie quotidienne des Kodoniens: irresponsabilité des parents, dilapidation des biens des Kodoniens, inceste et viols sur des enfants mineurs...
LES FRASQUES D'UN NOTABLE
Résumé:
Kodoni est le lieu où la vie n'est pas paisible ; Tout se joue dans cet espace : le cynisme, les intrigues, le défi de l'honneur, la délectation luxurieuse se succèdent. Si le savoir ne force pas la reconnaissance, le mérite pour le pouvoir, d'autres moyens le remplacent. Dans cette contrée, le «Grand mariage» offre à tous un bien plus précieux : au notable, une occasion de payer ses dettes, au Je-viens, une tactique pour avoir un nom, à l'intellectuel, une stratégie de bénéficier d'une position, et au prétendant politique, un outil d'accéder au pouvoir. Dans ces scènes, Patrice Ahmed Abdallah décrit par l'humour l'évolution de la société comorienne dans laquelle l'hédonisme, les fantasmes culinaires et l'anomie échappent au critique de l'intelligentsia elle-même préoccupée par son pouvoir écrasé par le pouvoir coutumier. Un livre donc à lire pour qui veut comprendre la crise qui sévit l'institution coutumière, l'impuissance qui dénature le politique et la connivence qui défigure l'intellectuel.
Articles de presse
Les frasques d'un notable 170 pages, éditions De La Lune, 13,50 euros, Article paru dans Afrique Asie, janvier 2007.
Kodoni, un village imaginaire mais proche du réel, quelque part à Ngazidja, la plus grande île des Comores. Un matin ordinaire voit le bangwe (place publique) accueillir ses premiers habitués. Des hommes, exclusivement, venant passer le temps, palabrer et écouter « radio cocotier ». La dernière rumeur du jour, justement, annonce un mariage dans les règles du anda, lieu de toutes les intrigues et de tous les fantasmes, notamment, culinaires. Mais Mlazema, le fils du paria, pourra-t-il s'unir à l'élue de son cœur, Zaïna, la bien-née ? Avec Les frasques d'un notable, Patrice Ahmed Abdallah, dramaturge comorien installé à Londres, nous entraîne dans les coulisses du « grand mariage », symbole de la tradition de ces îles de l'océan Indien. Sous le mode théâtral, l'auteur dénonce, sans pourtant l'attaquer de front, une pratique coutumière qui, à bien des égards, plombe le développement d'un pays, tout en servant les intérêts personnels de chacun, y compris les intellectuels et les politiques. L'approche est un brin maladroite et le style se cherche encore. Néanmoins, le texte parvient à révéler, avec humour, les incohérences et les dérives d'une société déséquilibrée, qui nage en pleine schizophrénie.
Chaque jour nous vous proposerons une citation, tirée de l'actualité politique, littéraire du pays ou des divers forums de discussion...Et chacun peut y contribuer, en nous envoyant un extrait ou une citation tirée d'une oeuvre comorienne.
NASSADJAH,
Artiste engagé: reggaeman...
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"Ali Soilih est une grande figure de l'histoire des Comores tels que Lumumba, Thomas Sankara, Mandela et autres hommes de grandes valeurs pour l'Afrique. Ali Soilih a voulu conscientiser les comoriens à se prendre enfin en charge juste après l'indépendance des Comores qui a vu surgir de nouveaux oppresseurs qui ne sont plus des colons blancs mais des comoriens prêts à tout pour s'enrichir sur le dos de sa population. Ces nouveaux oppresseurs ont utilisé les services des mercenaires...
Géographe de formation, enseignant et ancien proviseur du Lycée Saïd Mohamed Cheick, Mohamed Abdoulhamid, dès sa nomination, a pris conscience des difficultés qu'éprouvait la paysannerie comorienne à amorcer un processus de développement autonome.
Né en 1949 à Moroni, Aboubacar Saïd Salim a fait des études supérieures en France (licence de Lettres modernes). Revenu aux Comores, il est professeur de français dans les collèges et lycées, et a même été récemment Conseiller principal d'Education au GSFA. Lire la suite