IBRAHIM HALIDI, un traître au service des séparatistes
Mayotte est une île française aux Comores, une phrase, ô combien célèbre, tenue, par Ibrahim Halidi dans le journal, La Gazette des Comores (n°370 du 15/03/2006).
Voilà qui résume le paradoxe de cet ancien instituteur devenu par la force des choses, professeur de philo, ministre et premier ministre sous Djohar, encore ministre sous Taki, et toujours traître, aujourd'hui reconverti dans le séparatisme.
N'a-t-il pas déclaré devant les partisans de l'Udzima, à propos du président Ahmed Abdallah, assassiné quelques jours avant, qu'il ne traitait pas avec les morts et encore moins faire de la politique avec eux ?
En effet, on lui reprochait, au lendemain de la mort d'Abdallah, son adhésion au parti Shuma, un parti qu'il trahira quelques mois plus tard.
Sous Djohar, il est ministre mais sera vite démis de ces fonctions pour incompétences. Said Ali Kemal, leader du parti Shuma, alors Ministre de l'Economie, présente sa démission au président Djohar, par solidarité à son « ami » renvoyé du gouvernement.
Mais le « Navigateur », comme l'a surnommé, la rue, n'a pas fini de surprendre. Il intégra à nouveau le gouvernement de Djohar, prenant au passage la place de son ami Kémal. Et il y devient premier ministre quelques mois plus tard, pour y être détrôné, par la suite, par une motion de censure présentée par certains de ses amis…
Qui ne se rappelle pas ce scandale autour de son logement ministériel ? Il avait tout emporter, au moment de rendre les clés et de quitter le logement officiel, jusqu'à déboulonner le lavabo.
N'empêche qu'il reviendra au pouvoir sous Taki, et il y obtient un poste ministériel. Il y restera jusqu'à l'éclatement de la crise séparatiste.
A Anjouan, la situation devenait incontrôlable tandis qu'à Ngazidja la grogne montait d'un cran, la population commençait à se montrer agressive vis-à-vis des anjouanais de la Grande-Comore . Halidi choisit de rester à Ngazidja, et il opta pour la provocation, allant jusqu'à traiter les séparatistes de « massalouva ». Des propos dédaigneux qui ne font qu'envenimer la situation. C'est alors qu'il conseille Taki de débarquer en Anjouan. Ce fut un échec : le pouvoir central et les militaires humiliés. Et telle une anguille, il s'enfuit et s'est réfugié à Anjouan.
Entre temps Azali a pris le pouvoir, et son échéance à la tête de l'Union arrivant à expiration, des élections pour sa succession se préparait, et c'est au tour d'Anjouan d'obtenir la magistrature de l'Union. Et voilà que réapparaît le Navigateur, sorti d'une longue hibernation.
Celui qui se disait proche d'Ali Soilihi, va déclarer dans le journal Kashkazi du 12/01/2006 au 18/01/2006 n°23 que politiquement, il ne sent proche d'aucun président.
Ainsi, les partis étaient avertis mais le Djawabu de Youssouf Said Soilihi n'avait peut-être pas entendu la déclaration. Il va donc se présenter à l'élection présidentielle de l'Union sous les couleurs du Djawabu avant de l'abandonner pour annoncer ensuite son ralliement au CRC, le parti au pouvoir. Il choisit alors, Said Ali Kémal, leader de Shuma, rallié au CRC grâce à laquelle il obtient un siège de député à l'Assemblée de l'Union. Youssouf Said est lâché, tout comme l'idéologie soilihiste, abandonnée. Il désigna comme vice-président Kémal. Amnésie ou calcul électoral de la part du leader de Shuma?
En effet, le CRC avait conclu des accords avec le candidat Halidi : le paiement de ses arriérés de salaires de plusieurs mois d'inactivité s'élevant à 32 millions de francs comoriens et la prise en charge du financement de sa campagne électorale en lui octroyant un budget de 120 millions de francs comoriens. Mais ils perdront les élections, Halidi retourne dans son île natale.
Fini le temps des cache-cache, Halidi a enfin décider de revêtir l'habit du séparatiste qu'il feignait de dédaigner, en acceptant d'être ministre dans le gouvernement illégitime de Mohamed Bacar…
Le Navigateur n'a pas fini d'étonner…
Proposé par Karibahari


