| COMORES | LE DESTIN DES POLITIQUES |
LES HOMMES POLITIQUES COMORIENS ET LEUR DESTIN
SPECIAL ELECTIONS DES ÎLES
Kamar Ezzamane MOHAMED est né en 1957 à Mbéni, Grande-Comore. Il est le fils du grand notable et technocrate Mohamed Bencharaf. Il est l'un des fondateurs du parti UNDC ; il est père de deux enfants.
Technocrate et fervent défenseur des us et coutumes, il a su concilier modernisme et traditions, grâce à son énorme connaissance et maîtrise de la philosophie comorienne. Ainsi, il est très présent et actif dans les réalisations des œuvres communautaires.
Kamar Ezzamane a débuté ses études primaires dans son village natal à Mbéni, chef lieu de la région de Hamahamet. Il a poursuivi ses études secondaires au Lycée Said Mohamed Cheick de Moroni et au collège Belsunce de Marseille, puis au Lycée Commercial Lodi de Marseille. Diplômé de l'Ecole Supérieure Commerciale Lodi de Marseille pour la promotion 1981-1984. Il fut membre du Bureau Exécutif de l'Association des Stagiaires et Etudiants Comoriens (ASEC) dont il est militant depuis 1977.
De retour au pays, Kamar Ezamane a vite fait preuve de ses capacités de savoir faire et son destin de manager se dessine. De 1989 à 1993, Kamar Ezamane Mohamed, fait partie de l'équipe dirigeante de la Société Bambao ( Filiale de SAOFI aux Comores) en qualité de Directeur commercial.
Mais sensible aux cris de sa région, Kamar Ezamane se veut l'avocat des aspirations de sa circonscription. Elu député à l'Assemblée Fédérale, 1994-1996, il est le porte parole du groupe parlementaire de l'opposition sous le Régime de SE feu Président Djohar.
Sous le régime du Président TAKI, période à laquelle l'Unité nationale est menacée par le mouvement séparatiste d'Anjouan, Kamar Ezamane a fait valoir les idées de son parti UNDC qui se résument en deux mots « l'unité des Comores est sacrée et le bien être des comoriens est prioritaire ».
Sous le régime du Président Djohar, avec conviction et fermeté, Kamar Ezamane étant député, défendait les intérêts de sa région à l'Assemblée Fédérale, tribune par laquelle il réclame haut et fort la pratique de la bonne gouvernance garant de l'équité. Il se distingue par son opposition farouche aux pratiques douteuses de certains responsables de l'administration du régime du Président Djohar.
Directeur Adjoint à la Société Nationale des Hydrocarbures 1996-2000, Kamar Ezamane s'impose dans la scène politique nationale par son opposition au régime du Président Azali Assoumani.
Après la mort subite du regretté Président Taki Abdoulkarim, Kamar Ezamane s'adonne à la réorganisation du Pari UNDC. Vite, par sa détermination, il requiert la confiance des membres fondateurs et celle des adhérents et sympathisants du Parti UNDC.
En 2002, Kamar Ezamane est le candidat de l'UNDC aux élections présidentielles de l'île autonome de Ngazidja. Il occupait le rang de troisième après Mzé Abdou Soulé Elbak et Bacar Abdallah.
En 2004 il est élu Président du Parti UNDC. Il devient l'héritier politique incontestable du leader charismatique, SE feu Président Taki Abdoulkarim (paix à son âme).
Fervent défenseur des intérêts de Ngazidja dans l'Unité comorienne par le respect de la Constitution , Kamar Ezamane milite pour une loyale compétition des îles sur tous les plans.
Son maître mot « Une Ngazidja forte dans l'Union de Comores prospères ». Par ce principe, il s'opposa au régime du Président Azali Assoumani et à l'approche méthodique trop peu efficace du Gouvernement de Ngazidja à la tête duquel le Président Elbak dans la conquête des compétences dévolues à l'autorité de l'île autonome de Ngazidja.
Il oriente son engagement politique sur deux fronts : la conquête de l'Unité Nationale menacée par le mouvement séparatiste d'une part, et le strict respect des intérêts de Ngazidja, d'autre part, conformément à l'esprit et à la forme des termes de la Constitution de l'Union des Comores. Un credo qui le pousse, pour la deuxième fois, à la recherche de la confiance des Grands comoriens pour briguer la magistrature suprême de l'île.
En Homme de cœur, en haut cadre et dirigeant charismatique, Kamar Ezamane se veut le leader de la défense des intérêts de Ngazidja et de l'Unité nationale.
Que le meilleur gagne…
Propos recueillis par Foudjoumbi
| PENSEE DU JOUR |
Chaque jour nous vous proposerons une citation, tirée de l'actualité politique, littéraire du pays ou des divers forums de discussion...Et chacun peut y contribuer, en nous envoyant un extrait ou une citation tirée d'une oeuvre comorienne.
Valery Giscard d'Estaing, président français de 1974 à 1981.
Nous n'avons pas, à l'occasion de l'indépendance d'un territoire, à proposer de briser l'unité de ce qui a toujours été l'unique archipel des Comores
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