Quelle serait la vraie mission du penseur comorien face à la dégénérescence de son pays ?
Dans un pays où la divergence d'opinions ne devrait pas constituer un obstacle à tout débat intellectuel, voilà qu'aujourd'hui, nous découvrions, avec émoi, nos faiblesses. Allions-nous nous quereller, à chaque fois que nous devions défendre une opinion, justifier un acte ou tenter de mener une critique constructive ?
Les places publiques ou nos bangwes virtuels témoignent bien de cette façon nonchalante du comorien à aborder toute discussion sérieuse. Vouloir, à tout prix, se montrer le plus intelligent, face à son frère d'arme ou son adversaire, on finit par ne plus savoir écouter les autres. Donc comprendre leur message.
Voilà l'un des grands fléaux qui rongent notre société, et qui doit attirer l'attention de tous nos grands penseurs.
Que certains se cachent sous des pseudos souvent qui frisent le ridicule, cela est leur droit, l'essentiel n'est de juger l'autre par rapport à son nom ou à sa profession. Nous pouvons tous nous attribuer des petits noms pour communiquer entre-nous, cela importe peu de savoir que c'est A ou B qui parle, l'essentiel que le message que nous voulons d'espoir, d'amour et de fraternité passe et soit clair et non pas semé d'embuches et inintelligible pour le peuple comorien. Nous tous qui prenons part dans chaque forum, virtuel ou réel, nous aimons énormément notre pays, et saurions-nous y sacrifier notre chienne de vie pour sa survie, loin des débats tronqués, loin des politiques véreux....
Et si nous oublions un tantinet Azali, le jeune retraité, Sambi et consorts, même Larifou, ce maître qui a failli rater sa vocation, et tous ceux qui nous pompent l'air, et qu'enfin, nous nous mettions, à parler de tous ces miséreux qui pullulent chaque coin de nos rues, de ces enfants martyrisés et violés que l'Etat a abandonnés, de ces hommes, détraqués sexuels, laissés libres de sévir, toujours sévir, de ces pères de famille qui ont abandonné leur progéniture au profit de quelques nymphes éplorées, de nous, hommes comoriens, imbus de notre personne, qui vivons sous tous les vices, allant de ces cadres et notables alcooliques, aux politiques corrompus, sans oublier tous les éructés de la vie. Pourquoi ne débattons-nous pas de tout cela? Avons-nous peur de montrer au monde entier nos faiblesses et nos misères ? Et si nous ne réagissons pas, trouverions-nous des gens de bonne foi pour nous venir en aide?
A tous ceux qui croient que d'autres solutions existent pour sortir les Comores de l'impasse dans laquelle elles sont plongeés, parlons de nous, de nos vices, de nos maladies...Car
la société comorienne est malade…
|