LE 18 MARS 1978 LA VILLE D'IKONI EST EN DEUIL. ONZE DE SES ENFANTS VIENNENT DE TOMBER SOUS LES BALLES DES MILICES D'ALI SOILIHI. NOUS POUVONS PARDONNER MAIS NOUS NE DEVONS PAS OUBLIER, POUR LA MEMOIRE DE TOUTES LES VICTIMES DE LA BARBARIE.
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| IKONI, LE 18 MARS Mes pleurs tiennent toujours Mes pleurs des nuits et des jours Dix et huit Mars…sur les pages A Ikoni, samedi méchant que la rage. L'oublie est loin des mémoires De la journée noire que le soir Le sang mouillant la place Bishioni Est vivant dans le quotidien d'Ikoni. Les onze âmes à jamais disparu Sont gravées dans des cœurs détruits. Lazare, témoin de leur repos A avalé leur chaire et leur peau Enfant d'Ikoni réveille toi, réveille Le commando Mwasi un pire sans pareil. Les corps au rendez-ce bon matin Et les cœurs avec le châtiment si près et lointain. Mes pleurs sont toujours aux victimes Et aux invalides subissant le crime Chaque dix et huit Mars d'une année Nous commémorons amèrement cette journée. Said Ahmed SAID YASSINE |
LES PHOTOS DE LA JOURNEE COMMEMORATIVE DU 18 MARS 1978 |
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ET LA LUMIERE S'ETEINT SUR KODONI, une pièce de théâtre sur les évènements du 18 mars 1978
Peinture de la vie d'une ville comme tant d'autres villes et villages au moment du régime tortionnaire de l'époque. |





Kodoni est une ville sortie de l'imaginaire de l'auteur mais qui ressemble à une ville côtière de la Grande-comore, qui jadis, aux temps des sultans batailleurs, abritait les plus grands et vaillants guerriers. Elle a toujours été une ville rebelle. La vie n'y suit jamais un cours tranquille. Et en cette période noire de l'Histoire des Comores dépuis l'indépendance, ses habitants sont confrontés aux exactions menées par le comité révolutionnaire instauré au village mais la détermination de ces déscendants des "hamadis" ne facilite pas la propagande des révolutionnaires. Quand tout à coup, la lumière s'éteint sur Kodoni.