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Ibrahim Barwane


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UNE CRISE QUI N'EN FINIT PAS

Que reste-t-il des conférences internationales de Tananarive, d'Addis-Abeba et de ces accords de Fomboni, chef-lieu de la plus petite des quatre îles des Comores, qui ont fait revenir Anjouan la rebelle dans le nouvel ensemble comorien, après que celle-ci s'était autoproclamée indépendante ?

En décembre 2001, une réconciliation nationale venait d'enterrer la République Fédérale Islamique des Comores, et en même tant voir naître une nouvelle constitution baptisée la tournante qui rend à chaque île la présidence tous les 4 ans. Des efforts qui n'ont pas suffi à apaiser les tensions ni à assurer la stabilité. En effet, le conflit de compétence entre l'Etat central et les exécutifs des îles gangrènent la gestion des affaires publiques dès la première mandature jusqu'à celle assurée par l'île d'Anjouan.

Le colonel Azali, premier président élu de l'Union des Comores avait concentré tous les pouvoirs au niveau de Ngazidja pour légitimer un Etat au moment où Anjouan refusait d'intégrer complètement son ensemble naturel.

Un prédicateur religieux anjouanais, massivement plébiscité dans les trois îles, remporte la magistrature suprême et octroie à l'île d'Anjouan, à la faveur de la tournante, la présidence de l'Union des Comores pour quatre années. Mais les velléités séparatistes persistent encore et toujours, irritant une opinion désorientée, lassée, et une classe politique trahie, qui regrette le revirement du gouvernement dans le transfert des compétences.

En effet, le locataire de Béit-salam se contente de distribuer des postes à des proches sans expériences au lieu de s'intéresser à la crise séparatiste. Et c'est cette dernière nomination en remplacement à Mohamed Bacar, président de l'île autonome d'Anjouan, destitué par décision de la cour suprême qui met Anjouan en sang et en feu.

Mais, encore une fois, grâce à la médiation menée par le ministre d'Etat mozambicain, Francesco Madeira, un accord a été trouvé. Les militaires de l'armée de l'Union faits prisonniers dans l'attaque de la Présidence ont été libérés. Le retour de l'armée nationale dans l'île a été obtenu, le président de l'île imposé par Sambi a démissionné pour être remplacé par un ministre du colonel Bacar.

Proposé par Msubuti

 

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