| Madeira suggère une loi sur les compétences du pouvoir à Anjouan |
| COMORES - 13 mai 2007 - PANAPRESS |
L'émissaire de l'Union africaine (UA) pour les Comores, le Mozambicain Francisco Madeira a estimé que l'accord intervenu vendredi à Anjouan permet d'apaiser les âmes mais ne règle pas la question des compétence entre l'Ile et l'Union.
"La source du problème c'est le partage des compétences. Seule une loi apportera la solution", a déclaré M. Madeira.
Le colonel Mohamed Bacar, jusque là président de l'île d'Anjouan, a été remplacé à la tête du l'île par son ministre du Commerce, Dhoihirou Halidi, à l'issue d'un accord qui vient d'être négocié et parrainé par l'émissaire de l'UA pour les Comores.
Cet accord qui a été signé vendredi dernier à Patsy à Anjouan, par le colonel Mohamed Bacar, le vice-président de l'Union des Comores, Iklilou Dhoinine, un représentant spécial de la ligue arabe, Samir Hosni et M. Madeira vise à mettre un terme à la tension créée sur l'île par les échanges de tirs, intervenus le 2 mai dernier, entre l'armée régulière des Comores et les forces insulaires loyales à Mohamed Bacar.
Au terme de cet accord, le colonel Bacar a accepté de céder le pouvoir à un président intérimaire désigné parmi ses ministres contre le renoncement du pouvoir central à toute poursuite pour des raisons politiques.
Des éléments de la Gendarmerie d'Anjouan, loyale au colonel Bacar, avait attaqué aux lances roquettes les symboles de la présidence de l'Union des Comores à Mutsamudu (Anjouan) chassant les soldats de l'armée nationale et les officiels du pouvoir central.
Le colonel Mohamed Bacar, dont le mandat est arrivé à terme depuis le 14 avril, réagissait ainsi à la nomination d'un président intérimaire sur l'île, Kaambi Houmadi, par le chef de l'Etat des Comores suite à un arrêt qui avait été rendue par la Cour constitutionnelle.


