Dans l'ensemble, la littérature comorienne porte en elle, naturellement et d'emblée, les empreintes de la tradition orale, qu'elle se propose de magnifier en un corps textuel. Les auteurs puisent aussi bien dans les fables, les légendes et autres fantasmagories constitutives de l'imaginaire collectif que dans les techniques d'expression des temps passés. La littérature comorienne plonge ainsi régulièrement dans le merveilleux des “contes et légendes des îles de la lune”, visitant les mythes autour de Salomon et de la reine de Saba, situant le royaume des djinns entre le Karthala et les djebels du Hadhramaout, mêlant le récit et l'imaginaire, comme chez Ibn Battuta dans un “périple de l'Erythrée” qui évoque les îles Qumr.
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