IKONI DJABAL, VILLE D'EAU ET VILLE D'ART

PAUVRES COMORES

Sortie prévue

JUIN 2007

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VISITEURS DU JOUR

 

DIX HUIT CANDIDATS POUR UN FAUTEUIL

ET DES CONFRONTATIONS TRES DISPUTÉES

A NGAZIDJA

Un premier tour très ouvert.

Le premier tour des élections présidentielles des îles autonomes de l'union des Comores, et plus particulièrement celles de Ngazidja, va donner lieu, à des confrontations très disputées et ouvertes dans lesquelles des figures emblématiques, habituées des scènes politiques vont devoir affronter une kyrielle de jeunes outsiders, ambitieux et mieux préparés, dans diverses régions de Ngazidja, pour espérer être au deuxième tour.

Six grands partis politiques se réclamant de dimension nationale (le PCDP, le MDP, Chuma, Le FD, le Ridja et la CRC ) comptent chacun un candidat et restent très actifs. Et pour la première fois, le Mouroua, tout jeune parti, vierge de toute participation à une élection officielle, s'est invité à ce grand rendez-vous historique.

D'autres partis naissent et existent le temps d'une élection, juste pour assurer à leur fondateur le statut de ministrable monnayé pendant les campagnes.

En effet, les Comores restent un des seuls pays au monde qui élisent à sa tête un homme sans parti politique. Ahmed Abdallah, chef spirituel de l'Udzima n'avait guère besoin de son parti pour choisir ses collaborateurs et exercer son pouvoir, comme Azali, militaire de formation et sans parti, mais que les actions politiques obtiennent l'aval de la Convention pour le Renouveau des Comores (le CRC), un parti aux idées politiques tatillonnes, ou encore Elback, Mohamed Bacar et l'actuel chef de l'Etat, ce dernier ayant bénéficié de sa notoriété religieuse…L'adhésion autour d'un homme étant beaucoup plus importante que l'adhésion à des idées ou autour d'un parti politique.

Enfin, le premier tour s'annonce difficile pour tous les candidats dans la mesure que chaque coin et recoin de l'île doivent être négociés par chaque candidat pour espérer aller le plus loin possible dans la course à la présidence. Pour avoir une chance d'aller au second tour, il faudra d'abord, remporter une nette victoire dans sa propre région.

Le Bambao : la plus importante par le nombre de sa population. Aussi la plus déterminante pour la course au second tour. Fief de l'actuel président, qui n'a rien à perdre et qui part à sa propre succession, face à lui, le non négligeable, le vétéran Said Ali Kemal, qui joue, en cas d'échec, sa dernière carte d'homme politique, voire son avenir politique, le revenant Said Mohamed Abdallah Mchangama., qui compte sur ce retour en politique minutieusement préparé, d'abord en tant que maire de Mohoro et président des maires de Ngazidja, et également président du parti Kassiya ya Komori, des statuts qui lui ont permis de mesurer sa côte de popularité. On y trouvera aussi l'avocat Fahmi, bien qu'il porte les couleurs de l'Itsandra, il tentera de gruger quelques voix, à son frère aîné, dans la Capitale et les autres villes. Kamar Ezamane, bien que natif de Mbeni, a beaucoup misé sur cette région qui peut lui assurer une place en finale, s'il y obtient un bon score.

Le Hambou, aura été acquise à Abdoulwahab, l'enfant du pays. Mais les dernières manifestations des jeunes de Singani contre la tenue de son meeting dans leur ville, ont soulevé des interrogations et traduisent, à la fois, le malaise qui existe entre les hommes politiques et la jeunesse qui ne croit plus en ces derniers. C'est la pire des choses pour un candidat, d'être discrédité dans sa propre région.

Le Mbadjini : Duel entre avocats, Mzimba et Larifou, une première dans cette région qui a abrité tant d'illustres hommes politiques , sans jamais obtenir la magistrature suprême.

Le Mitsamiouli : Idriss, une des figures emblématiques du Front Démocratique, aujourd'hui désavoué par ses pairs, fait face à un candidat infatigable, plusieurs fois présidentiable et ministre, le Dr Matara Maecha. Said Abass Dahalane se positionne en outsider.

Le Hamahamet : Kamar Ezamane n'a pas de concurrent sérieux dans cette région. Son souci est de pouvoir ravir à ses adversaires le plus de voix dans leurs régions respectives.

L'Itsandra : Me Fahmi, qui semble avoir la côte auprès des wangazidjas, doit avant tout vaincre son grand-frère dans la région de Bambao et ses deux confrères de Mbadjini.

Le Mboudé : Le deuxième duel oppose Msaïdié, le chef de file de la CRC et Youssouf Said, l'ancien soilihiste et proche d'Elbak. Si le premier compte offrir à son parti une première victoire depuis les déboires aux élections présidentielles de l'Union de 2006, le second, quant à lui, joue son avenir politique au sein de sa propre formation.

Proposé par Karibahari

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