BIENVENUE A IKONI DJABAL
Découvrez la ville d'Ikoni comme vous ne l'avez jamais imaginée, avec ses minarets, ses palais royaux, ses lacs, ses plages en corail, ses marchés aux belles poissonnières, à travers ses diverses activités culturelles et artistiques qui font d'elle la ville la plus attractive, enfin, son histoire ancienne et récente, emprunte d'héroïsme et d'humanité.
SENTENCES par Sadani
On ne dira jamais assez que le verbe mène à tout. Il fut premier, donc commencement donc renoncement, donc exécution capitale d’un silence, quelque part…Et voilà du haut d’un djabal où des madones pures s’en sont allées narguer des pirates, privilège immense a été donné à un martyrologue du langage, pour flinguer des assaillants de l’imaginaire. So, darbini, je suis devenu et…. Ikra’u bi ismi
komoria….
Septembre 2004-Septembre 2007
Vraiment être pauvre est une damnation. J’ai attendu 3 bonnes piges, pour m’ voir offrir un bijou inaugural de la poésie comodo et m’ suis dit « merde », j’ pensais ça et avais pas de stylo…Alors, fatigué par une journée de miséreux, j’ai promis à ma belle, une séance inattendue de plaisir partagé ; j’ sais pas pourquoi, mais elle pensait sûrement à une pierre précieuse ou des parties...laborieuses, pour récompense du bouquin qu’elle m’a offert….. Je lui ai fait une lecture, alors que la pov, m’a fait un dîner aux chandelles. Je lui ai lu, testaments de transhumance, de Saindoune Ben Ali, un poète décharné, qu’a de son corps tué des envahisseurs, des mots, des maux, des démons et des …AN AN, ‘ntsudj’wa hindrini !
Excès de vérité. Défauts de mensonge littéraire ! Beauté fatale d’une phrase unique et je défaille et elle s’endort….Et Victor Hugo, au secours d’un doute, prolonge mes insomnies, ce livre sur mon ventre, Oh oui que « le beau n’est pas dégradé pour avoir servi la multitude ». Voilà, enfin, un livre révolutionnaire sur la scène de la phtisie twarabustique….
Il te faudra maudire ou renier
L’ancêtre épave d’histoire indigne
Les dieux si secrets et rompus
En ces temps si tourmentés où même nos lieux de naissance sont remis en cause, nous rompons les rangs du jeu poétique et des djinns politiques, pour revendiquer cette insurrection verbale qui tord le cou au grégarisme et à la bienveillance des traditions faux-cul, et nous nous alignons pour une fusillade collective, d’un passé dont nous ne sommes redevables de rien. Il nous importe désormais que le vil, l’indigne et volage furent les phares des régnants, dès lors que dans les profondeurs folles des imaginations de sable, le poète invente violemment des villes, des diligences et des voyages qui se métamorphosent en réalités.
Des réalités palimpsestes sur du cuir tanné et insipide…Des casernes et des mosquées au bal des hypocrites.
Il te faudra maudire ou renier (c’est fait pour les 2) et sur des tombes mouvementées, nous sommes en charge d’élever des cathédrales visibles jusqu’aux cieux, des cathédrales verticalement rouges et horizontalement vertes de bonté et de justice.
Rouges pour marquer l'emplacement d'une révolution définitive et bleues de chlorophylle rhizomique, pour étendre cette révolution au calme matinal, vers des jardins infinis.
Sont-elles alors pour enterrer des anciens aux preceptes falots, des gouverneurs à cannes blanches et des relais villageois, sans vision?
Sont-elles, des assurances de fuite, une fois les freins cassés, s' faire la malle, élargir les surfaces de l'errance?
C'est en ces points d'interrogation que nos réponses, -pvanu tsif'o mo'o-, c'est en ces points d'interrogation que le poète apporte ses réponses:
...Tu verras
Les enfants partiront
En foules démentes
Vers des vies lointaines
Où la pluie est aubaine
D'abondance et d'illusion
Parce que dès lors que nous refusons de voir la beauté et les lieux de nos possibles, dès lors que nous ne pensons plus lier le possible à ce que nous avons, dès lors que nous abandonnons notre destin à l'étant, le large, la lâcheté et le désir de paraître nous offrent une possibilité.Fuir pour revenir différents.
Nous érigeons l'éloignement, ce que les autres ne voient, ne vivent comme un eldorado que l'on renverra à la gueule des assis, des épouilleurs, des ceusse qui attendent que les enfants partis, assurent l'aura des hommes debout:Les wanamdji, bientôt wafonamdji et inch'Allah, wandr'wadzima, sous le grand badamier centenaire des villages affamés!
Nos exils-chacun sa merde- nos exils portent les couleurs de la désertion et du désir immense de paraîtr, une fois le Mharuma est arboré sur des épaules ployées par le froid et des humiliations ravalées.Et au délà, de nos humeurs, voyager reste un besoin d'aller loin de la mer que nous ne domptons plus et non pas d'une force que nous recherchons.
Tout le monde veut quitter l'archipel et ses maladifs rois qui ne respirent que par l'injure.
Saindoune (swalat'Allah anlay him), dit:
Nous n'avons jamais cru
en la fascination de nos rêves
Nous partons en vendant âmes et terre, sans savoir quel Dieu de miséricorde ou de punition présidera à nos projets. Seulement, c'est so good hau kayiri de revenir blancs et propres parmi la terre ocre et l'âcre condition d'un pays qui sommeille.
L'exil et la médiocrité reconnus par le poète ne signifient pas une fuite, mais un questionnement.
Aujourd'hui, ériger le doute en combat suppose, la rencontre, la bravoure et le plaisir de confronter en nos différences sociologiques, ce qui est et ce qu'il faut ou faudra, car les enfant qui s'exilent après avoir dansé sur les cadavres de mystères, sont ceux_là même qui vous supplient, de crier NON!
Que dire de plus?
Sania, dors pas si tôt avant la fin de la lecture.Et puis désolé pour ce que Cervantès dit:
Le pied déjà à l'étrier
Voyageurs aux gorges de la mer
Vers votre haute seigneurerie j'élève mon hommage
Et si on égorgeait la mer et ce qui nous fait prendre la mer?
Hau?
Ye ka mwana 'Damu ha duwaz'owananya, na fe no rienshi !
Et dire que le livre a été écrit en 1995, édité en 2004 et lu en
2007.
Mon bel amour, merci quand même!"
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