IKONI DJABAL, VILLE D'EAU ET VILLE D'ART

 

Mayotte en dates...

1841
Le sultan malgache Andrian Souli cède l'île à la France.
1886-1892
Annexion des trois autres îles des Comores. Elles sont placées sous l'autorité du gouverneur de Mayotte.
1912
La colonie «de Mayotte et dépendances» est rattachée à celle de Madagascar.
1946-1976
Les Comores deviennent un territoire d'outre-mer.
1974
Premier référendum sur l'indépendance: Mayotte vote «non» à 63,8%.
Juillet 1975
Déclaration d'indépendance de Mohéli, d'Anjouan et de Grande Comore.
1976
Second référendum à Mayotte, qui confirme le non à 99,4%. L'île reste française et obtient le statut provisoire de collectivité territoriale.
2 juillet 2000
Consultation de la population, qui se prononce à 72,94% en faveur de l'«accord sur l'avenir de Mayotte».
11 juillet 2001
Statut de collectivité départementale.

... en chiffres
Situation
Archipel des Comores, océan Indien.
Surface
374 km².
Chef-lieu
Mamoudzou.
Population
160 265 habitants en 2002. Ce chiffre a été multiplié par 5 en trente-cinq ans, et 46% des habitants ont moins de 14 ans.
Langues
Le shimaoré (d'origine swahilie) et le shiboushi (d'origine malgache). Le français est langue officielle, mais est peu et souvent mal parlé.
Religion
90% de la population est d'obédience musulmane de rite sunnite. Les enfants fréquentent l'école coranique tôt le matin.
Société
La polygamie et la répudiation sont autorisées jusqu'en 2005.
Economie
Smic 549 €. Chômage 32,3% en juillet 2003. 56% des ménages de l'archipel vivent de l'agriculture. Les principales productions sont la fleur d'ylang-ylang, la vanille et la cannelle. L'île importe 95% des biens qu'elle consomme.

LE SAVIEZ-VOUS !

Les traversées en kwassa-kwassa font environ cent cinquante morts par an, majoritairement des femmes et des enfants qui ne savent pas nager… cela dure depuis plus de dix ans...

 

 

 

 

LA QUESTION DE MAYOTTE TUE TOUJOURS

La vraie difficulté, comme souvent en politique, n'est pas dans le quoi faire? Mais dans le comment faire ?

La question de Mayotte est trop verrouillée sur elle-même pour susciter une importante solution. Mayotte après l'accession des îles Comores à la souveraineté et reconnaissance internationales, reste toujours sous l'administration française, au vu des résultats du referendum de 1974 pour l'indépendance des îles comores. Plusieurs gouvernements en France, de gauche ou de droite, se sont succédés, mais les politiques menées vis-à-vis de l'île comorienne de Mayotte restent plus ou moins relatives. Le statut juridique de l'île comorienne de Mayotte demeure toujours d'actualité aux yeux de la communauté internationale.

Cependant l'introduction du système de visa par le gouvernement d'E. Balladur dans les années 1990 n'a pas arrangé la situation où des centaines d'Ames comoriennes périssent noyées dans les côtes des îles de Mayotte et d'Anjouan. Et l'absence de mesures concrètes, de la part des autorités françaises et comoriennes, face à ce drame humain, tue, chaque année, des centaines de comoriens d'Anjouan dans les côtes maoraises. La question n'est pas d'apporter de responsabilité politique mais de proposer une issue honorable à la question.

Depuis le veto français de 1976 contre une résolution Onusienne de réintégrer Mayotte à l'Etat comorien, la question maoraise reste une affaire franco-comorienne et peu introduite aux nations-unis vu la place de la France au sein du conseil de sécurité. Les autorités de deux pays pensent qu'elles seules ont le droit et les possibilités de définir une politique de rapprochement, de réintégration voire d'unification des îles. Or un élément indispensable demeure, à savoir la volonté de la population comorienne de Mayotte qui reste majoritairement réticente à toute idée de réintégrer les autres îles soeurs. Mais la vraie raison pour laquelle Mayotte reste toujours française réside dans le manque de volonté de la part de la France de se séparer d'une île militairement stratégique pour ses ambitions de grande puissance dans la région, et non, comme le prétendent certains politologues, d'un refus catégorique de la population de Mayotte de réintégrer un archipel divisé, dans lequel règne un parfum de séparatisme ambiant, où le système politique, le niveau de vie, les violentes et incessantes luttes de pouvoir gangrènent encore et toujours la vie de la population.   Aussi, les Comoriens n'ont aucun intérêt à aspirer uniquement à la réintégration prématurée de Mayotte dans l'Etat comorien.

La réintégration de Mayotte doit être envisagée d'après un système social, économique, politique raisonnable et judicieux, notamment par les champs ouverts par l'actuelle constitution. Toutefois un accompagnement de la France est indispensable par des mesures d'assistances économiques, sociales et par la voie de l'ouverture dans un délai raisonnable des relations économiques à savoir une politique inter -îles de libre-échange commerciale afin d'envisager en temps réel un équilibre économique, social des niveaux de vie en vue de développer l'ensemble des îles sans rompre le statu quo de Mayotte. Car la question n'est immédiatement pas de suspendre le visa comme certains le pensent. Mais de les créer ci-après conditions nécessaires à l'établissement des contacts directs entre les sociétés civiles des îles.

Pour cela les gouvernements français et comorien doivent exprimer leur détermination à réaliser la réintégration de Mayotte en tenant compte des conditions concrètes de Mayotte héritière de l'administration française, en y respectant certaines mentalités de même que les opinions des personnalités de divers milieux maorais. Les politiques doivent notamment adopter des politiques et des mesures justes pour la réalité des îles et raisonnables pour que les habitants de Mayotte ne subissent pas de perte à tous les niveaux. Enfin, c'est à travers ces idées fortes et intelligemment menées, que se trouve la solution pour effacer toutes les tragédies qui ont frappé les Comores. «L'histoire des Comores a toujours montré, un attachement au principe d'un seul archipel, mais seules les inégalités économiques nous distancent et l'histoire constitue la base de notre avenir commun.»

vive les Comores

Proposé par Bacari Hamadi, Alias Walad.

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